La domination masculine remise en cause

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Les mamans font toujours le ménager et à manger, et les papas regardent le journal. La domination masculine est un documentaire de Patric Jean sur de vieux stéréotypes : les hommes au pouvoir pendant que les femmes sont dans la cuisine. A travers des séquences humoristiques et effarantes, chacun choisira son camp, misogynie ou non.


Affiche du film La domination masculine.

affiche film domination masculine cinema

Sortie dans les cinémas français le 25 novembre.

Synopsis :
Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un « compagnon dominant » ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, « comme on achète une grosse voiture » ?
Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours.
L’illusion de l’égalité cache un abîme d’injustice quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où vous jouez votre rôle.

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Extrait du film Penseurs de notre temps avec un entretien de Pierre Bourdieu sur le même thème.

6 COMMENTS

  1. Dans cette période de « domination masculine » dans nos pays occidentaux modernes, n’est-il pas temps de s’interroger sur les violences faites aux femmes … et aux hommes et sur les différences hommes-femmes ?

    Avec la libération de la femme et le culte de la spontanéité, y a-t-il, encore aujourd’hui beaucoup d’hommes qui n’ont jamais été insultés, voire même giflés, par une femme ?

    La réponse risque d’être difficile à donner : les études ne concernent souvent que les violences faites aux femmes ! …

    Mais peu importe, il n’est pas question de comparer des chiffres. Ces derniers, d’ailleurs, sont-ils si importants par rapport à la gravité du sujet, surtout s’il s’avère que les mêmes violences n’ont pas forcément des effets identiques sur les hommes et sur les femmes ?

    Les violences physiques paraissent en effet beaucoup plus graves pour une femme que pour un homme. Les menaces seules, pour elle, sont déjà totalement destructrices.

    Pour un homme, les violences physiques ne sont pas insignifiantes mais ne l’atteignent guère autrement que physiquement …

    Il n’en est cependant pas de même pour les insultes. Venant d’une femme, celles-ci l’ébranlent et il ressent comme un cataclysme qui le renvoie à sa castration psychique primaire, quand il s’est aperçu qu’il ne pourrait plus être comme sa première et parfaite référence : sa maman. Son impuissance devant ce qu’il vit comme un nouveau rejet, décuple sa colère et lui donne souvent envie d’utiliser ce qu’il possède : sa force physique.

    Si la femme frappe la première, il est plutôt soulagé ! Les coups replacent le conflit dans un domaine connu par lui et où il a l’assurance de pouvoir répondre s’il le souhaite. «L’adversaire » revient alors « à sa portée », sur un terrain qu’il maîtrise. Souvent même, il n’éprouve plus le besoin de riposter où s’il le fait c’est pour la forme, pour sauver son honneur mais pas parce qu’il se sent menacé.

    Une femme ne peut ressentir les effets de sa violence psychique chez un homme, pas plus qu’un homme ne peut ressentir les effets de sa violence physique chez une femme !

    C’est la raison pour laquelle les hommes (niant la différence des sexes), ont pu penser (et certains le pensent encore) que leurs violences physiques sur une femme ne pouvaient être très graves, puisque pour eux, celles d’une femme, sur eux, ne l’étaient pas !

    Aujourd’hui, certaines femmes n’ont-elles pas à leur tour tendance à croire que leur agression verbale d’un homme n’est qu’une affaire bénigne, parce que sur elles, la violence des mots peut être tolérable et n’est aucunement comparable aux violences physiques d’un homme ? …

    Ainsi par négation de la différence des sexes, des sexistes hommes ont tendance à dire que les femmes sont « inférieures » parce que fragiles physiquement et des femmes, toujours par négation de la différence des sexes, ont tendance à juger les hommes « malades » parce que fragiles psychiquement.

    Dans notre société égalitariste, l’emploi du mot « malade » paraît plus correct que le mot « inférieur » mais il est pourtant plus pervers. En effet, il laisse supposer que l’homme pourrait se soigner et donc qu’il est responsable de sa fragilité psychique qui devient alors un défaut. Ainsi la dénégation de la différence des sexes permet de faire croire à une simple dénonciation des problèmes de certains hommes alors qu’il y a tout autant une infériorisation de l’homme différent et donc, là aussi, SEXISME !

    Alors, pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, il faut certes les condamner mais ne faudrait-il pas aussi commencer par s’efforcer de respecter l’Autre différent ?

    Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, et respecter l’autre, ne faudrait-il pas aussi sortir de la facilité qui consiste à considérer le sexe opposé « inférieur » ou « malade » et s’efforcer de se comporter en adulte assumant nos différences, nos manques et notre « non toute-puissance » ?

    Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, pour respecter l’autre et assumer la différence, ne faudrait-il pas aussi sortir d’une idéologie dépassée ?

    Le rêve d’un droit à une égalité impossible a permis, dans les pays occidentaux, de faire admettre la légitimité de l’égalité en droits. Celle-ci a encore des détracteurs qui nous obligent à ne pas baisser la garde, mais le maintien de l’utopie égalitariste n’entretient-il pas aujourd’hui, le ressentiment de femmes envers les hommes et d’hommes envers les femmes au lieu de favoriser le respect et le « vivre ensemble » ? …

    Jean GABARD
    conférencier et auteur de « Le féminisme et ses dérives. Du mâle dominant au père contesté ». Les Editions de Paris. http://www.jeangabard.com blogdejeangabard.hautetfo…

  2. La femme sans l’homme n’est rien et ce, depuis le debut des temps xD (et inversement)
    Un bon coup de boule devrait cependant etre autorisé pour les remettre en place de temps en temps 😛

  3. Dans cette période de « domination féminine » dans nos pays occidentaux modernes, n’est-il pas temps de s’interroger sur les violences psychosomatiques faites aux hommes, et ce depuis des millénaires, et ainsi, y voir plus clair sur les humiliations et violences faites aux femmes?

  4. c’est tellement évident mais personne ne voit rien ….il y a deux pouvoir la force physique de l’homme et le pouvoir de séduction (sexuelle)de la femme… c’est innée,c’est dans nos gênes, Ont prend un exemple un homme torse bombé agrippe une femme fermement et la plaque contre un murs…la femme peux alors resentire deux choses de la peur ou de l’excitation .C’est contradictoire exemple deux, une femme vraiment sexy agrippe parfait inconnu par le collais et baisse dans les toilettes d’un club ou d’un bar. deux sentiment possible pour l’homme de l’excitation ou de la colère(jalousie) pourquoi de la colère ??? Et c’ étais votre femme ou vôtre fille !!! si l’homme abuse de son pouvoir(violence force) la femme peut en faire toute au temps(sexe) des exemple simple un homme soumet ça femme par la violence, une femme trompe son marie avec le frère de ce dernier. Dans ma société tout forme de violence est interdite alors que l’hipère sexualité de la femme est fortement encourager . les femmes seront un jour des Barby mais les hommes ne seront jamais des G-I Joe. Résulta un beau gros phénomène de société, des homme efféminés et des femmes volage, les garçons perde leur identité alors que les femmes s’ affirme de plus en plus. Désolé monsieur la femme peut ce passé de nous ! Mes désolé mes dames l’égalité des sexe c’est pas ça!

  5. Plasticienne engagée, j’ai réalisé des oeuvres sur le sujet de la domination et de violences des hommes faites aux femmes que j’ai pu présenter à 400 lycéens français pour la Journée des Femmes 2018. L’action est aussi la pédagogie et le débat.

    Une oeuvre intitulée « Phallocratie » sur le sujet de la domination sociale, culturelle et symbolique exercée par les hommes sur les femmes.

    Quand l’art permet de parler toutefois avec humour de cette prégnance virile !

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