photo datacenter site web

Deux fois par an, la période de soldes est synonyme de forte affluence dans les magasins et centres ville mais c’est aussi la folie sur internet. Tous les sites marchands, essentiellement l’habillement, sont pris d’assaut par des dizaines de milliers d’internautes qui cherchent la meilleure affaire sans se frotter à la foule. Il faut donc que les webmasters s’équipent de gros serveurs pour accueillir tous ces internautes prêts à ouvrir leur portefeuille.

Un site web marchand, c’est comme un site normal sauf qu’il y a une partie « mon compte », un panier pour ajouter ses articles et surtout l’étape du paiement en ligne. Si ces éléments essentiels du commerce en ligne sont vitaux pour la société en question, le besoin technique peut être le même qu’un site web classique qui ne fait que diffuser de l’information. La différence principale est la périodicité de cette affluence record. Un site à fort trafic comme LeMonde.fr ou YouTube attire des milliers de visiteurs chaque heure, chaque minute, l’équipe technique sait donc dimensionner les serveurs web pour encaisser tout cet envoi de textes, d’images, de vidéos. Un site marchand peut avoir une affluence relativement calme toute l’année mais explosera les compteurs début janvier et début juillet, l’habituelle période des soldes et démarques.

Un récent reportage sur M6 suivait l’équipe logistique du site BrandAlley mais le principe est le même chez Sarenza ou Tamaris.fr, d’autres grands noms de la vente en ligne. Leur principale mission de la journée était de suivre la validation des commandes sur leur site, pour s’assurer que l’argent va rentrer et que les internautes ne rencontrent pas de problème de navigation. Quand il y a eu cinq minutes sans nouvelle prise de commande, le responsable a tout de suite appelé l’équipe web pour demander ce qu’il se passait : les serveurs étaient surchargés. La conséquence est directe et l’impact est plus fort que les cinq minutes de coupure : pas de commande donc pas de chiffre d’affaires, mais aussi une image écornée par des pages qui ne s’affichent pas ou un processus de paiement en ligne qui échoue, la crainte principale des internautes, en ce moment une grande partie de femmes qui font leur shopping sur la toile.

La réponse est donc forcément technique : il faut suffisamment de puissance serveur pour accueillir tous ce flot continu de visiteurs. Selon les hébergeurs, il faudra soit prendre un abonnement supérieur et donc avoir une Ferrari pour rouler à 30km/h le reste de l’année, ou un contrat spécifique qui alloue de la puissance à la demande, une variable automatique qui dédie de nouveaux serveurs quand le trafic explose. Dans tous les cas, il convient d’en discuter avec le prestataire et d’être conscient que tout ceci coûte cher, très cher, mais que c’est aussi le (seul) moyen de générer du chiffre d’affaires. Sinon, il fallait investir dans une boutique ayant pignon sur rue et appâter le chaland avec un panneau sur le trottoir.

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