La femme redevient « esclave » en Afghanistan

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Un nouveau Code pénal a été mis en place par le régime taliban d’Afghanistan. Ce texte marque une étape supplémentaire dans la répression systématique des femmes en légalisant de fait les violences domestiques. La femme est assimilée à une « esclave » et son mari à un « maître ». Cela encourage les maris à infliger des châtiments corporels, sexuels et psychologiques à leur épouse.

  • Légalisation des violences conjugales : le nouveau code autorise les maris à infliger des « sanctions discrétionnaires » à leurs épouses. Ces châtiments corporels sont permis tant qu’ils ne provoquent pas de fractures osseuses ou de plaies ouvertes.

  • Peines dérisoires pour les agresseurs : la violence conjugale n’est désormais passible que de 15 jours de détention. À titre de comparaison, le même code prévoit jusqu’à 5 mois de prison pour l’organisation de combats d’animaux.

  • Criminalisation des victimes : une femme qui tente de fuir le domicile conjugal pour se réfugier chez ses parents commet désormais un crime. De plus, toute personne (proche ou voisin) apportant de l’aide à une femme victime de violences peut également être sanctionnée.

  • Obstacles judiciaires insurmontables : pour porter plainte, une femme doit comparaître entièrement voilée devant un juge et être accompagnée d’un « tuteur » masculin (souvent son propre mari ou un membre de la famille de l’agresseur), ce qui rend toute démarche de protection impossible en pratique.

  • Contexte d’apartheid sexuel : ce code s’inscrit dans une série de décrets visant à effacer les femmes de la sphère publique (interdiction d’étudier, de travailler dans la plupart des secteurs et obligation de se couvrir intégralement).

Les chefs religieux ou mollahs sont encore plus protégés par une quasi immunité face à de potentielles poursuites pénales.